Pourquoi il faut absolument savoir se protéger de ses alliés ?

Protégez-vous de vos alliés !

Voltaire a dit pertinemment : «Mon Dieu, gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis, je m’en charge !» Deux raisons sont derrière ce malaise. La première est que nous nous mettons souvent à l’aise avec les alliés, mais qu’ils sont capables de comprendre intimement nos faiblesses et les utiliser vilainement. La deuxième raison est que nos capacités offensives et défensives sont tellement concentrées sur nos parties prenantes résistantes que nous ne prêtons pas assez d’énergie et d’effort à nos zones de vulnérabilité que nos alliés sont censés protéger.

Nous avons spontanément tendance à nous entourer d’alliés, que ce soit pour se réconforter, se protéger ou pour conquérir. Être bien entouré, c’est reconnaître que nous ne pouvons aller loin que si nous fédérons la force et les volontés des autres, et surtout de ceux qui ne sont pas sous notre autorité directe. Il s’agit des parties prenantes qui influencent nos projets, mais qui peuvent avoir d’autres occupations et d’autres intérêts qui ne nous concernent pas. S’allier à ces parties prenantes est tellement intuitif qu’on peut difficilement y résister. Le risque est que nous tombions dans la précipitation de créer des alliances non par nécessité, mais par envie de satisfaire notre ego. N’oublions pas qu’il vaudrait mieux être seul qu’être mal entouré !

Une bonne part de la responsabilité de la défaillance de nos alliés nous incombe malheureusement à cause de notre précipitation à adopter leur choix. Avoir des alliés fait que souvent on tombe dans l’excitation de l’effet d’annonce au lieu de chercher la solidité et la pérennisation des accords d’alliance. Ce constat est similaire à celui des accords gagnant-gagnant dont j’ai parlé dans un de mes articles précédents (Article disponible sur : http://yandouz.com/reussir-en-mode-gagnant-gagnant-un-etat-desprit-et-surtout-une-energie-de-perennisation). Prendre le temps de choisir ses alliés minutieusement vaut mieux que l’effet d’annonce éphémère. L’effet d’annonce sans fondement ne fait que créer des attentes très élevées par rapport aux contributions de tout un chacun, attentes qui ne peuvent qu’être déçues ultérieurement.

Le choix de vos alliés ne doit pas se faire par affinité ou par docilité. Les alliés dépendent de la stratégie d’influence que vous adoptez et des principes que vous prônez avec votre démarche de transformation. Vous ne devez pas avoir des alliés indépendamment de la situation que vous gérez. Le choix de vos alliés est contextuel et reflète le positionnement de votre stratégie d’attaque ou d’initiation du changement, qu’elle soit négociée, permanente, imposée ou de rupture. Vos alliés ne sont pas censés être vos clones, intellectuellement parlant, mais doivent avoir la capacité de refléter votre stratégie sur le terrain. Cela dit, ils peuvent avoir d’autres préoccupations qui ne vous concernent pas directement. Dès lors que ces préoccupations commencent à piétiner sur votre terrain d’action et vos intérêts, vos alliés deviennent vos futurs concurrents ou même des parties prenantes qui vous résistent. Il faut comprendre que, dès que vous commencez à réussir, les agendas de vos parties prenantes peuvent changer et peuvent changer leur perception de l’engagement vis-à-vis de vous et la façon dont ils s’identifient à votre réussite. Les paroles de François de La Rochefoucauld résument si bien cette situation : «Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis ; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser». Dans ce cas, votre aptitude à vous protéger de vos alliés est subtilement dépendante de votre capacité à vous poser les bonnes questions au bon moment!

La Liberté d’Être

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Quand nous discutons de liberté, nous pensons souvent aux débats qui abordent les limites que les individus ne devraient pas dépasser avant d’empiéter sur les libertés des autres. Vue de cette manière, la liberté serait un sujet continu et éternel de débat entre tous : partant de l’éventuel conflit entre la liberté individuelle et l’intérêt collectif, passant par la liberté de refuser de faire ce qui est nuisible au lieu de tout faire et allant vers le fait que la liberté ne doit pas s’arrêter à la soif d’accomplir ses désirs. La liberté n’est jamais un acquis et ne le sera jamais, ses contours étant tellement flous et complexes. Ne nous étonnons pas de ce constat qui ne fait que traduire l’évolution continue et interdépendante des contextes sociaux, des besoins individuels et des influences interpersonnelles.

La réflexion sur la liberté devrait être propre à chacun avant d’être un débat de société. Ceci ne veut pas dire que ce débat n’est pas primordial, mais il est important de reconnaître que nous passons souvent à côté de l’essentiel en ne concentrant notre attention que sur ce dernier. D’accord pour les débats de société, mais n’oublions pas que notre cercle d’influence commence par nous-mêmes avant d’aller ailleurs. La liberté ne peut pas être uniquement une question de déclarations universelles, de valeurs fondamentales et de principes globaux qui traduisent les libertés des individus. Chacun de nous a sa propre définition de sa propre liberté. Réfléchir à notre perception de notre propre liberté implique une meilleure compréhension de soi et signifie à quel point nous considérons qu’elle est importante.

La question ne s’arrête pas à apprécier l’impact de notre liberté sur notre entourage, que ce soit nos amis, nos collègues ou notre famille. La vraie question est de savoir si la liberté est votre priorité et si vous la considérez une philosophie de vie dans vos actes, vos gestes et vos modes de pensée. La réponse est à chercher au fond de vous intimement et non en appréciant comment les autres vous voient. Votre réponse signifiera ce que vous êtes en mesure de faire au niveau personnel et interpersonnel pour réaliser votre rêve de «liberté». Il ne s’agit pas d’un exercice facile, car nous savons souvent ce que nous risquons de perdre si nous ne restons pas soumis à des systèmes et des relations qui conditionnent notre existence, mais nous ne savons pas ce que nous gagnerons en nous libérant de ces derniers.

Il est important de reconnaître que la liberté est un rêve et non une réalité accessible aisément. Nous nous trompons souvent en croyant que la liberté est naturellement acquise. Elle est loin de l’être. Naturellement, nous naissons dépendants de notre entourage. Rêver de liberté est avant tout libérer ce que vous êtes au lieu de rester dépendant. Il s’agit de la liberté d’être et non de subir. Si vous rêvez d’être libres, commencez par challenger votre propre statu quo, intellectuellement parlant. Tout ce qui vous entoure a été fait par des gens qui ont des capacités similaires aux vôtres. Entreprenez un combat perpétuel contre l’inertie en défaisant vos croyances et en construisant vos valeurs à partir de vos expériences. Vous allez vous épanouir en reconstruisant votre monde et en faisant graviter votre énergie autour de ce dernier. Plus qu’un plan de développement personnel ou une attitude éphémère, vous aurez surtout à entreprendre une révolution personnelle et la mission d’une vie pour adorer la vie. Être libre est avant tout vivre ce que vous êtes et non ce que les autres ont envie de faire de vous.

Le leadership: ce n’est pas une question de potion magique !

superman

Le leadership nous fascine, nous séduit et nous intrigue ! Les leaders prennent l’ascendant sur les groupes, arrivent à transformer des volontés, des habitudes et même des destinées. Un leader est celui qui connaît la Voie, qui prend cette Voie, et qui montre la Voie aux autres (John C. Maxwell). Le leadership traduit ainsi la capacité d’un leader à obtenir de ses équipes une adhésion for Continuez à lire