La sensibilité est source de force, et non de faiblesse !

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La sensibilité est souvent associée à la faiblesse… Cette faiblesse qui nous plongerait, soi-disant, dans la gêne de montrer que nous nous émouvons et nous nous comportons en compassion vis-à-vis d’une situation ou d’une personne… Cette faiblesse qui signifierait une fragilité «prétendue» qui affaiblit la raison en faveur des sentiments emphatiques ! Rassurez-vous : la sensibilité en tant que source de faiblesse n’est que dogmatique !

Nous pouvons être tentés de penser que tant que nous nous faisons passer pour des «durs», les autres nous admirent ou nous craignent. Dans les deux cas, ceci serait plus confortable ou au moins plus rassurant que de montrer sa sensibilité. Il s’agit d’une pure aberration, comme personne n’est parfaitement «dur» ! Nous ne vivons pas dans une jungle où la loi du plus «dur» l’emporte. Nous vivons dans un monde gouverné par les émotions. Ces dernières contrôlent nos actes et nos sentiments beaucoup plus que nous pouvons nous en douter. Toute tentative de censurer la sensibilité n’est que vaine ! En effet, «les hommes qui se font passer pour des durs sont beaucoup plus sensibles que ceux dont on vante la sensibilité expansive. Ils se font durs parce que leur sensibilité, étant vraie, les fait souffrir» (selon Benjamin Constant). La sensibilité ne vise pas uniquement les sentiments que nous éprouvons, mais aussi comment nous considérons notre nature humaine et comment cette vision conditionne notre façon de concevoir l’existence des êtres et des objets qui nous entourent.

La sensibilité est effectivement une caractéristique des managers qui possèdent la qualité d’être humainement eux-mêmes. Elle traduit certainement leur capacité à comprendre leurs émotions et les activer convenablement et spontanément. Il s’agit aussi de la considération avec laquelle ils traitent et considèrent les autres. Bien que le risque de duperie et de manipulation s’associe à la sensibilité, mais il ne faudra pas la confondre avec un excès de confiance et d’attachement. On ne peut vous efforcer à faire confiance, mais vous avez le choix d’être sensible et de savoir arrêter de faire confiance quand vos émotions vous le dictent. Il faudrait savoir surtout reconnaitre que la sensibilité s’épuise et que vous devez l’utiliser avec intelligence. En effet, «Ceux qui gaspillent leur sensibilité à tort et à travers n’en ont plus quand il faut en avoir», comme dirait Milan Kundera.

La sensibilité est un signe de leadership personnel et interpersonnel incontestable. En effet, le leadership ne s’arrête pas aux qualités associées à la clarté de la vision, à l’inspiration, à la motivation et à l’énergie de l’exemplarité. Il s’appuie aussi et surtout sur votre sensibilité telle que traduite par votre capacité à appréhender les signes comportementaux et émotionnels de vos interlocuteurs, et à faire en sorte que vos propres actes soient en accord avec vos sentiments vis-à-vis de vos collaborateurs et vos parties prenantes. Dès lors, votre sensibilité complètera parfaitement votre capacité à croire en votre unicité distinctive* et votre aptitude à être authentique ** en toute harmonie !

* Lire l’article ‘Croyez en votre Unicité Distinctive’ accessible à partir de:http://yandouz.com/croyez-en-votre-unicite-distinctive/
** Lire l’article ‘Osez l’Authenticité’ accessible à partir de:http://yandouz.com/osez-lauthenticite-une-question-de-connaissance-de-soi-de-principes-et-non-uniquement-de-valeurs/

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