Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions, il n’y a que votre vision qui fera la différence !  

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Aimez-vous ou détestez-vous prendre des décisions? Est-ce que vous vous attardez trop sur la réflexion précédant vos décisions? Ou est-ce que vous aimez, au contraire, prendre des décisions rapidement et passer à l’action? Laissez-vous le soin aux circonstances ou aux autres de prendre les décisions à votre place? Pensez à votre comportement vis à vis des situations qui vous poussent à prendre des décisions ! Vous allez probablement situer ce comportement en fonction de la complexité et les enjeux de chaque prise de décision. Vous n’avez certainement pas tord. Il est tellement obsolète de penser à entrevoir toutes les options, leurs inconvénients, et leurs avantages dans un environnement en perpétuel changement. Par conséquent, nos prises de décisions dépendent … et tout dépend !

Ce que vous considérez des raisons valables pour choisir une option au détriment d’une autre n’ont qu’une durée de vie courte dans l’échelle de l’impact de vos décisions. Ceci vous rend perplexe vis à vis de décisions et du processus qui les motive. Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas le seul. La perplexité est bien justifiée. Explorez les pensées suivantes et vous sentirez les contradictions en termes de prise de position de penseurs connus à propos de prise de décisions: 

  • Il arrive que les grandes décisions ne se prennent pas, mais se forment d’elles-mêmes, Henri Bosco
  • Un homme doit choisir. En cela réside sa force : le pouvoir de ses décisions, Paulo Coelho 
  • Hésiter, c’est déjà prendre une décision, Stanislaw Jerzy

Vous pouvez adopter une des trois pensées ou vous pouvez envisager d’adopter une approche en fonction de la situation où vous vous trouvez. Ce qui est important est de savoir qu’il n’y aura jamais de bonnes ou de mauvaises décisions, ni de prises de décision dans l’absolu. D’ailleurs, Winston Churchill l’a si bien dit: “Quand survient un malheur, il est tout à fait possible qu’il vous évite un malheur plus terrible encore. Et, quand vous commettez une erreur grave, elle peut vous être plus utile que la décision la mieux pesée.”. L’essentiel est de prendre des décisions et de les assumer. Il faut reconnaitre que la pire décision de toutes est celle que l’on n’a pas prise (Zig Ziglar). 

Ce que nous devons tous comprendre par rapport aux décisions que nous prenons est que, souvent, elles se valent. Je ne partirai pas jusqu’à généraliser ces propos à toutes les situations personnelles et professionnelles, mais je dirais que, souvent, l’essentiel n’est pas dans la qualité ou la pertinence de la prise de décision, mais plus dans notre capacité à réaliser nos décisions. Nous voyons dans notre entourage beaucoup de prises de décision qui ne se transforment jamais en réalité. Que ce soit des résolutions personnelles mais aussi des projets d’envergure qui restent des lettres mortes. 

Quand je conseille des cadres et des dirigeants dans le cadre de missions d’accompagnement, il est souvent question de choisir la bonne méthode, le bon outil, et/ou la bonne posture face à un environnement donné. Je réagi souvent dans ce type de situation en insistant qu’ils ont bien les compétences et les qualités pour ces choix, et certainement ils les feront mieux que moi. J’insiste clairement que la valeur ajoutée de mon travail n’est pas uniquement dans les boites à outils, mais aussi et surtout dans l’énergie, la discipline et l’aptitude d’accompagner les parties prenantes de nos décisions autour d’une vision transformatrice de leur quotidien. 

Les décisions peuvent changer, nous pouvons changer d’avis, nos parties prenantes peuvent résister plus ou moins en fonction de leur maturité vis à vis de nos décisions, nous pouvons nous adapter au contexte avec de nouvelles décisions, mais … nous devons avoir et entrevoir une vision transformatrice, sincère et intègre qui guide notre volonté et nous évite de patauger dans l’inconnu ou dans le chaos. L’action, par la décision ou le laisser faire ou autre …, doit guider notre pensée. Evitez de tomber dans la servitude de la qualité des décisions, car il n’y en a pas de bonne décision sans ‘bonne’ action. 

Article paru dans l’édition du journal Le Matin :
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